sábado, 18 de febrero de 2017

Entrenamiento defensivo para mujeres (cis y trans)

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Trucos fáciles y sencillos de autodefensa y anticipación.
Acondicionamiento físico para crear reflejos, timing, anticipación, fuerza física, velocidad y exploción.
Técnicas mixtas kick boxing, muay thai, krav maga, Bjj y cosas que fuimos aprendiendo por ahí para evitar y repeler violencia machista.
Especialmente pensando para mujeres sin experiencia pero con ganas de saber defenderse.

No obramos milagros. No ofrecemos soluciones mágicas. Te facilitamos un espacio de entrenamiento aplicado a situaciones prácticas.



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La clase es para mujeres solamente (cis y trans, sin excepción), la clase no es mixta pero el gimnasio sí.

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miércoles, 15 de febrero de 2017

Games of Crohn & autres récits du corps

Entrevue avec Leonor Silvestri ; traduit de l'espagnol.


À l’automne deux-mille-quinze, Une autre histoire de notre folie a été lancée sur littoral. Lettre ouverte sur l’institution psychiatrique, elle posait la question d’alternatives à organiser pour qu’elle ne soit plus unique issue (faute d’autre chose) pour prendre soin de nous. Elle fut suivie bientôt d’une réponse, qui reprenait certaines questions, ouvrait des pistes, de nouvelles avenues, et à son tour de nouvelles questions. Une réponse qui appelait, suite au premier texte, à une alchimie collective pour identifier une stratégie d’attaque, une stratégie de création.

Dans ta réponse à la première lettre, camarade anonyme, tu parlais de vulnérabilité : « si nous sommes révolutionnaires, c’est grâce à la vulnérabilité qui nous est propre». Il y a là quelque chose comme un point de départ. La vulnérabilité comme condition partagée par tous les corps, qu’elle concerne des dispositions affectives ou charnelles. Mais certains corps, loin d’être seulement vulnérables, sont malades. Le point de départ pourrait être celui-ci : le fait que la norme elle-même exacerbe ce qu’elle surligne comme étant malade. C’est-à-dire que la pression constante qu’elle exerce, qui appelle à ce qu’on s’y plie, nous déplie au contraire dans notre singularité, nous déplie dans notre folie, notre maladie. C’est à partir de là, du moment où on saisit cette opportunité, qu’on peut charger ces mots d’un puissance nouvelle – qui nous rend irrémédiablement plus dangereuses. Si nous sommes révolutionnaires, c’est grâce à la vulnérabilité qui nous est propre. J’ajouterais que c’est en faisant de cette vulnérabilité une puissance qu’on devient révolutionnaires.

Le présent article est un élément nouveau à cette chrysopée en devenir. Voici donc une conversation avec Leonor Silvestri suite à la publication en Argentine de son livre Games of Crohn, essai autobiographique où elle raconte comment elle a fait de sa maladie « un évènement ». Puisse-t-elle faire suivre la réflexion au-delà du texte.



*



Qu’est-ce que la maladie de Crohn ?

On désigne sous le nom de Crohn une condition auto-immune très vaste qui peut affecter n’importe quelle zone du tractus gastro-intestinal de la bouche à l’anus, et qui implique un changement dans le mode de fonctionnement du facteur de nécrose tumorale des cellules. Pour moi, c’est le nom de mon corps aujourd’hui, mon hôte et ma vie.


Dans le documentaire Games of Crohn, tu soulignes l’idée, partagée parmi les personnes affectées de Crohn, selon laquelle il s’agirait d’un « ennemi externe qui s’est emparé d’un corps normal ». Cette idée revient quand on parle de maladie – de cancer, par exemple. Le processus de guérison consisterait alors en une lutte pour l’expulsion du corps indésirable et néfaste du corps initial afin de revenir à l’état d’homéostasie. Considérant le fait que la maladie de Crohn est chronique, ce discours me paraît difficile à soutenir… Que s’est-il passé pour toi avec cette vision de la « maladie » et de la « guérison » ?

Le problème du cancer diffère de celui de Crohn, je suppose, premièrement parce que dans le cas du cancer, de ce que j’en comprends, ce n’est pas le facteur de nécrose tumorale qui est touché, mais plutôt le mécanisme apoptotique des cellules. C’est-à-dire que pour moi c’est l’inverse : mon système immunitaire « attaque » toutes ses cellules, alors que dans le cas d’un cancer, il n’en attaque aucune, ni les saines ni les nécrosées, et c’est ce qui donne naissance aux tumeurs. Deuxièmement, parce que je suppose qu’une bonne partie des cancers sont réversibles, selon ce qu’on dit. Troisièmement, parce qu’aucun Crohn n’est létal, bien que dans certains cas ça puisse évoluer en cancer, particulièrement du côlon.

Ce qui s’est passé avec le Crohn, c’est qu’on en a chronicisé la condition : on devient patientes chroniques d’une affection à attaquer ou à manipuler en modulant le système immunitaire, c’est-à-dire qu’ils te le dépriment pour réduire ses attaques. C’est sans aucun doute une façon de voir les choses. Je préfère pour ma part me vivre comme quelqu’un d’affecté, dans le bon sens spinozien du terme, d’une mutation génétique qui s’entend mal avec le milieu qui l’a vu naître, mais qui d’aucune manière n’est un ennemi à renverser ou à vaincre. On en est arrivé à un accord et on s’est converti en une unité. On s’entend très bien. Je suis une personne Crohn, comme il y a des personnes Down, daltoniennes, etc. Je n’ai pas cédé mon agentivité à l’opération d’un diagnostic. Ensemble on fait partie de la biodiversité de ce monde, on fait partie des corps qui fonctionnent d’une manière qui défie les standards de la normalité. Ce n’est pas que quelque chose fonctionne mal en moi, c’est juste que j’ai besoin de prothèses moléculaires si je veux vivre dans le monde comme il est organisé aujourd’hui, de la même manière qu’une personne aveugle compte sur des softwares d’adaptation pour ce qui n’est pas déjà en braille (c’est-à-dire quasiment tout).

Je ne saurais pas te dire si je préfère organiser mon récit en tant qu’espèce en danger d’extinction, ou bien en tant que porteuse d’une mutation génétique qui donnera naissance à des corps nouveaux. Mais ce qui est certain, c’est que je ne me sens pas malade, même s’il m’arrive d’utiliser le mot « handicapé » [discapacitada] pour me distancier de la norme. Je porte mon inadéquation ou mauvaise adaptation à ce monde comme une médaille ou une distinction d’honneur.


Si tous les corps possèdent leurs propres dispositions à être affectés, comment apparaît cette catégorie de la « maladie » ou de la « folie » selon toi ?

Foucault dirait (grâce à sa perspective historique sur les dispositifs en tant qu’opérations de création des cadres d’intelligibilité), qu’il n’y a ni folie ou maladie, ni état naturel ou sauvage, mais que ces catégories sont produites par le regard médical. Je suis tout-à-fait d’accord. La femme folle d’aujourd’hui, enfermée dans un hospice appelé psychiatrique, utilisée pour effectuer des essais et expérimentations pour « son bien », est comme la prêtresse du temple d’Apollon à Delphes. Et je te jure que malgré le fait qu’elles soient enfermées toutes les deux, c’est pas exactement la même chose d’être la médium d’un dieu comme Apollon que d’être une patiente dans un hôpital neuropsychiatrique. Personnellement, j’ajouterais que l’essence singulière de tous les corps, c’est la vulnérabilité, comme l’explique Butler. Plutôt que d’essayer de surmonter cette essence vulnérable que possède tout corps, il faut construire des mondes possibles où la fragilité puisse être embrassée, désirée, et vivable, parce qu’il n’y a aucun corps, aussi alpha qu’il puisse s’inventer, qui ne finisse par vieillir ou qui n’ait pas été fragile au commencement de sa vie. Le problème n’est pas vraiment de tomber malade, de décliner, ou bien de perdre telle ou telle aptitude – dans la mesure où toute condition (vieillesse, folie, maladie, mort, etc.) permet d’invoquer des puissances joyeuses –, mais plutôt d’organiser un monde où cette essence vulnérable du corps puisse se vivre de manière désirante et jouissive.


Tu écris justement, au début du livre, sur la nécessité de transformer ta condition en devenir. La maladie de Crohn a-t-elle pu affecter ton corps de manière joyeuse? Plus généralement, de quelle manière la maladie ou la folie peuvent-elles nous donner plus de puissance ?

Ça se peut, ça a pu, c’est en train de se pouvoir. De là notre rencontre, ce livre, ma vie aujourd’hui. Aucune douleur ne m’a conduit à un lieu plus limite, hors de la morale, hors de la logique du cogito cartésien. Je crois que ce que la médecine appelle « maladie » ou ce que la psychiatrie appelle « folie » comporte des puissances à invoquer. Ces puissances sont singulières. Impossible de dire lesquelles conviennent pour chaque corps. En fin de compte, personne ne sait ce que chaque corps peut dans sa singularité jusqu’à ce qu’il le mette à l’épreuve, jusqu’à ce qu’il expérimente, avec prudence, toujours. Je sais quelles ont été les puissances pour le mien. Je ne crois pas que ce que nous appelons « pathologies » soit triste, sinon que le monde attriste, qu’il nous veut déprimées. Ce monde fait passer ses propres créations sociales, c’est-à-dire certaines affections, en particulier les affections mentales, comme des problèmes et responsabilités personnelles à résoudre de manière individuelle, alors qu’il s’agit de productions sociales du capitalisme, de productions conflictuelles qui n’ont probablement pas de possibilité de dépassement, et avec lesquelles il faut cohabiter en invoquant ce qu’il y a à invoquer, parce qu’il y a toujours quelque chose à invoquer. Si tu me demandais si je voudrais avoir un corps sans Crohn, sérieusement, je ne me pose même pas la question. Je ne me demande pas non plus si j’aimerais avoir trois jambes. J’ai celui que j’ai, maintenant c’est un corps Crohn, peut-être qu’il l’a toujours été, et je me prépare pour quelconque devenir qui se présente à moi, du cancer du côlon à la stomie, de manière joyeuse, puissante, assumée. Ma guerre n’est pas contre mon corps, mais contre l’hôpital, contre les institutions d’états, contre le capitalisme et ses effets sur mon corps, entre autres guerres contre la morale.


Dans le documentaire, tu parles de la construction de nouveaux récits pour faire obstacle aux récits officiels qui nous attristent. Raconte-moi plus là-dessus… Par exemple, quelle influence ont ces récits sur les corps, au-delà des considérations théoriques ?

Je crois qu’on se vit en racontant des histoires. Certaines, malheureusement, ne sont pas les nôtres, dans le sens où personne ne raconte vraiment sa propre histoire ; elles appartiennent plutôt à notre époque et sont globalement partagées de manière obéissante, sans objection, par tout le monde. Nous nous racontons l’histoire « femme », « homme », l’histoire « hétérosexuel », « blanc », l’histoire « progrès », « avancement », « démocratie », l’histoire « obtenir son diplôme universitaire », l’histoire « mérite » ; tous ces contes. Puisqu’on vit en se racontant des histoires – dont la majorité n’augmente PAS nos puissances propres – et puisque je sens qu’il n’y a rien de plus matériel qu’une fiction, j’essaie dans la mesure du possible (ce qui est beaucoup) de me raconter des histoires qui essaient d’augmenter ma puissance. On peut vivre Crohn, par exemple, comme un handicap catastrophique qui nous annule ou comme une peur sans fin de mourir ou de perdre le côlon, ou bien on peut s’imaginer qu’on est mutante et sentir de quelle manière nos « puissances Crohn » nous soustraient des cartographies de contrôle hétéronormal capitalistique. Je ne dis pas que je suis exempte de toute capture, mais, définitivement, mes puissances Crohn nous mettent sur un pied de guerre déclaré contre le régime. C’est ça que je veux dire.

Mutantes et fières, les plus fortes prennent soin des plus faibles, dans la guerre contre l’humanité qui menace toute la biodiversité de la planète ; là je paraphrase un peu X-men en m’inventant une histoire qui ne soit pas le chant habituel de « ayoye, c’est plate, c’est tellement dommage » chaque fois que tu parles de tes intestins. À propos, le bar à morphine est libre, on m’envie.





Quelle a été la place, en tant que récit littéraire, du livre Games of Crohn dans ce processus ?

J’ai commencé à écrire le livre quand j’étais internée, pendant l’internement le plus long, qui a duré 60 jours, puis je l’ai continué quand je suis sortie, pas encore tout-à-fait rétablie. J’ai commencé à écrire sous recommandation psychiatrique, étant donné que l’enfermement hospitalier, puis les médecins et leurs opérations et modus operandi étaient en train de me rendre littéralement folle. On a fait appel à ce recours pour créer un agencement me permettant de survivre – pas tant à Crohn qu’à l’humanité et ses dispositifs lorsque quelque chose comme Crohn se présente : des amies égoïstes et vite sur l’abandon qui n’ont pas su prendre soin jusqu’à l’hôpital, jusqu’à l’institution médicale qui te produit comme patiente déprimée et infantilisée. Dans ce sens-là, le journal intime a été une machine de guerre vitale contre ce qui m’enlevait de la force, et qui n’était pas nécessairement Crohn lui-même.


Personnellement, je n’ai pas confiance en la médecine d’aujourd’hui, ni en la psychiatrie. Mais il arrive qu’elles soient, comme dans ton cas, la seule option pour survivre dans un contexte particulier. Je ne sais que faire de cette contradiction. Que faire avec l’hôpital, qu’il soit psychiatrique ou non ? Avec l’industrie pharmaceutique ?

Personnellement, je n’aime pas le mot « contradiction », parce qu’il ouvre la porte aux reterritorialisations puristes et immaculées. Pour être exactes et subtiles, il faudrait dire qu’il y a de la cruauté en tout, j’ai appris ça avec le spécisme. Je crois plutôt en la réduction des méfaits, et je crois qu’il faut livrer bataille là où on a à se battre. Je crois en la modification de la subjectivité par ce que j’appelle la « consistance », un terme plus gentil et culinaire, quoiqu’il puisse s’employer aussi en maçonnerie. Une masse possède une consistance, un mélange, une sauce, un type de manipulation nécessaire, mais aussi une co-existence (mot qui en espagnol rioplatense sonne quasiment pareil). La consistance, comme je la comprends, c’est faire coïncider le désir et la condition. Je ne peux plus avoir une carrière de sport de combat de la UFC4, et pas seulement à cause de Crohn, mais aussi parce que j’ai 40 ans (à une autre époque, quand il y avait moins d’eau courante à disposition et des formes bien pires de conservation des aliments, je serais déjà sous terre). Bref, la vérité c’est que je ne la désire pas non plus. Je porte des désirs qui sont plus près de ce que peut mon corps aujourd’hui, ce qu’on ne sait pas nécessairement non plus jusqu’au moment de l’expérimenter. C’est ça que j’appelle la consistance.

Ce qui est certain, c’est que je connais personne qui ne vit pas dans l’incertitude et dans le questionnement. Je comprends pas pourquoi ce serait moins contradictoire d’être en couple, d’aimer, d’avoir des enfants, d’étudier à l’université, d’avoir un travail salarié, de gagner sa vie, de vendre des services et des produits, d’avoir une famille, de rendre visite aux parents, d’utiliser un ordinateur, que de dépendre du dispositif médical comme il existe aujourd’hui, et avec lequel, comme tu t’imagines, je ne suis pas non plus d’accord. Je n’ai pas de solution à ce dilemme, mais j’essaie toujours, quand je formule mes critiques, qu’elles n’impliquent pas de jugements contre celles qui font ce qu’elles peuvent, qui est toujours peu, comme nous le savons déjà, toujours moins que ce qu’on devrait idéalement. C’est pour ça que l’idéal, c’est tellement dangereux, parce que c’est une forme d’évaluation.

Ce qui est certain, c’est que certaines d’entre nous ne sont déjà plus tout-à-fait humaines. On dépend d’une série de dispositifs qui sont nécessaires à notre survie malgré le fait qu’ils soient merdiques. En même temps, je crois que bon nombre de ces dispositifs peuvent être re-sémantisés, re-signifiés ; pas tous, évidemment, mais quelques-uns oui le peuvent. Il faut garder en tête que la bicyclette, aujourd’hui symbole par excellence de l’autogestion et de l’autonomie, est une invention de la modernité, au même titre que bien d’autres machines mécaniques ; que la dynamite que les miniers aymara utilisent pour lutter pour leurs droits et libertés comporte la même poudre que les balles des policiers qui les répriment ; que les estrogènes des femmes trans, spécialement des travestis sudakas, est la même substance qui participe à la docilisation des femmes cis… la liste est longue.

C’est maintenant l’heure d’arrêter de penser de manière puriste, de se mettre à penser à la réduction des méfaits, de suspendre le jugement moral et d’accepter le fait qu’on est des cyborgs (certaines plus que d’autres) ou des machines sensibles. Je n’ai pas confiance en celles qui jugent les autres au nom du bien moral et de la rectitude politique plutôt que de rendre manifestes d’autres modes de vie. Évidemment que les objections qu’on peut porter à un régime se font quelques fois dans le sarcasme, le rire et l’ironie, c’est justement ça qu’ils prennent mal, ces gens du bien. On est submergées par la boue du capitalisme et il n’y a pas vraiment d’endroit où fuir. Il n’y a pas de vie sans conflit, ni extérieur ni intérieur (je me réfère ici aux maladies auto-immunes), et l’île fantastique n’est rien d’autre qu’une mauvais série des années 80. Il faut construire un « ici » et « maintenant » sans se résigner à obéir en attendant un demain.







Pour les corps qui nécessitent un support technologique et émotionnel de manière chronique ou temporaire, quel serait le point de départ pour l’organisation d’une autonomie par rapport aux institutions ?

Pourquoi est-ce que je voudrais une autonomie ? Qu’est-ce que tu veux dire par autonomie ? Quelque chose comme m’arranger toujours toute seule ? Qui peut faire ça ? Est-ce que c’est même désirable ? Je crois aux hétéronomies. On est dépendantes, des unes et des autres, d’un code pour communiquer entre nous, d’éléments prothétiques pour s’agencer. Pourquoi est-ce que quelqu’un qui a des jambes en fibre de carbone devrait arrêter d’utiliser son appui technico-émotionnel? Pourquoi est-ce qu’on devrait abandonner un support ou une prothèse comme on abandonne les petites roues de la bicyclette qui nous empêchaient de tomber quand on était petites ? À une certaine époque, il y avait des docteures sans le dispositif hospitalier, il y avait des personnes avec un savoir technique sans le dispositif « savoir/pouvoir ». Ça peut exister à nouveau à un autre moment, incluant ici et maintenant. Mais je ne crois pas à l’autonomie. Plutôt, au contraire, à la coopération, à la dépendance réciproque et aux contre-dispositifs qui évitent, retardent ou obstruent les reterritorialisations. Je ne crois pas que les asymétries produisent a priori la domination. L’horizontalité totale, tout comme l’autonomie, sont des mythes libéraux inventés par ceux qui croient en l’« individu » (ce qui est nécessaire pour pouvoir construire le sujet contemporain). Au final, Locke en parlait déjà, ainsi que tous les contractualistes incluant Marx ; ils ont cru qu’on naissait libres et égaux par nature.

Je crois en autre chose : on naît unies, dépendantes, fragiles, vulnérables et coopérantes, on forme des agencements, hybrides somatico-organiques, multi-espèce, mélange d’objets techniques qui possèdent un esprit et de devenirs animaux. Il n’existe aucun corps qui n’a pas parfois besoin d’un appui technico-émotionnel. C’est juste que les souliers ou les verres de contact de l’employé de bureau ne bénéficient pas du même stigmate que la chaise roulante ou l’injection d’anticorps monoclonaux anti-facteur de nécrose tumorale. La liberté se construit, tout comme le plaisir et la sexualité, et il nous faut la construire contre les dispositifs de reproduction du capitalisme.

L’indépendance est un mythe fatal ; personne n’est tout-à-fait indépendant. En fait, ce qu’on appelle indépendance, ou autonomie, c’est ce qu’un sujet homme hétérocis moyen peut faire (par exemple, se torcher lui-même), quoiqu’après ça dépende de l’oppression de plusieurs milliers de femmes – en particulier – pour soutenir ça au quotidien (de la confection industrielle de ses vêtements, à son employée domestique ou épouse qui lave, élève, procréé, procure du plaisir sexuel, cuisine). Si les critères d’indépendance étaient autres, tous les hétérocis de cette planète seraient considérés comme d’absurdes retardés mentaux, chose qu’en fait ils sont, malgré le fait qu’on leur dise jamais, parce qu’ils qualifient de « pas normal » toute espèce neuro-divergente qui ne leur corresponde pas. Malheureusement, on vit dans un monde qui classifie à l’intérieur du cadre de référence de l’« autisme » des personnes hyper connectées avec leur environnement d’une façon tellement anticapitaliste, tellement inutile pour le capitalisme, qu’en fait elles devraient être nées-mortes pour ne pas fatiguer le régime. Quand on est ce genre de mutantes, on ne leur est pas utile, ni même pour extraire du capital.

Puis chronique et temporaire c’est la même chose, étant donné que tout est mesuré et dépend du temps qui, selon Nietzsche, anéantit tout. Il n’existe aucun corps qui n’ait pas certaines dépendances chroniques, ou qui ne se verra jamais affecté par des états valétudinaires, et il y a là-dedans une grande puissance à invoquer.

Personnellement, je ne veux pas être indépendante, je veux sortir de la morale.


Par « autonomie », j’entendais une manière de s’organiser hors de l’état et des institutions. C’est plutôt le contraire de l’indépendance par rapport aux autres… ce serait s’organiser entre amies, en bandes, pour inventer de nouvelles façons de prendre soin les unes des autres, inventer d’autres mondes. Ce pourrait être, par exemple, organiser des réseaux de partage des savoirs, outils, technologies, peu importe, ce qui est nécessaire sur le coup.

Je ne crois pas qu’il y ait quoi que ce soit hors de l’état, du moins, pas aujourd’hui. Ce n’est pas pour rien que presque toute chose peut se reterritorialiser à l’intérieur de cette forme-là. En effet, il semble que le « progrès » ait éliminé la possibilité d’une toile amicale de réseaux et de soins, qui serait nécessaire pour les corps fatigués d’avoir à faire aux dispositifs médicaux dont nous disposons aujourd’hui.


Pourquoi le titre Games of Crohn ?

Bon, évidemment à cause de la saga Games of Thrones. Parce qu’en fin de compte, nous sommes en guerre, nous sommes queen, et nous manions pouvoir et dragons.


*



A propos du livre
Cet essai autobiographique raconte les différents séjours de l’auteure à l’hôpital pendant environ 100 jours. Récit lucide sur la diversité fonctionnelle, il rassemble certaines obsessions de la modernité, comme le pouvoir médical et biopolitique, incarné jusque dans les nouvelles morales de la bonne conscience. Silvestri agence ces réflexions à partir de ses recherches sur Spinoza, la théorie queer et les philosophies de l’antiquité gréco-latine, afin de construire un système immunologique qui puisse combattre les passions tristes, leurs appareils de capture et leurs formes de contagion. Une tentative d’affirmer l’existence singulière et de la doter d’une forme qui fugue de l’obéissance à la santé.

À propos de l’auteure
Leonor Silvestri, poète et traductrice, spécialiste de la poésie classique, professeure de philosophie, sportive de combat et handicapée légale. Son parcous vital et politique peut se lire comme la recherche d’une consistance avec soi-même. Au fil de ce trajet, elle a construit une oeuvre qui inclut performances, manifestes, fanzines, essais philosophiques, activisme, profonds désaccords, programmes de radio et vidéos, bandes de punk-rock, exhibitionnisme et rumeurs ; une oeuvre dans laquelle elle-même, en tant que corps, est la matière première et le produit toujours in progress. Quelques-uns de ses livres : La guerra en curso (Nos es nada, Paris, 2016), Guerra fría (Germinal, Costa Rica, 2014). Elle a publié avec Ludditas Sexxxuales le livre Ética Amatoria del deseo libertario y las afectaciones libres y alegres (2012) et avec Manada de Lobxs, Foucault para encapuchadas (2014). Avec Mai Staunsager, elle a tourné le documentaire homonyme Games of Crohn, et Trabajo sexual en primera persona, série de vidéos où s’expriment certaines protagonistes du travail du sexe à Buenos Aires.

http://www.littor.al/2017/02/games-of-crohn-autres-recits-du-corps/

lunes, 13 de febrero de 2017

¿Elegirías enfermarte si pudieras hacerlo?

Bonus track: ¿Elegirías enfermarte si pudieras hacerlo?


Para Ossip que nuca volvió aparecer


Everyone's feeling pretty
It's hotter than July.
Though the world's full of problems
They couldn't touch us even if they tried.
From the park I hear the rhythms
Marley's hot on the box
Tonight there will be a party
On the corner at the end of the block.
Didn't know you would be jammin'
Until the break of dawn.
I bet you nobody ever told you
That you would be jammin' until the
Break of dawn
You would be jammin' an jammin' and
Jammin'
Jam on.
They want us to join their fighting
But our answer today
Is to let all our worries
Like the breeze through our fingers slip away.
Peace has come to Zimbabwe
Third world's right on the one
Now's the time for celebration
'Cause we've only just begun.
Didn't know you would be jammin'
Until the break of dawn.
Masters Blaster Stevie Wonder


Hace poco murió Eleonora Salvatore. Es febrero. El mes del amor. Y yo prometí, me prometí, que escribiría un nuevo capítulo para la nueva edición de este libro aunque muero por dedicarme a otras cosas, o a nada, en realidad. Hace ya largo tiempo que no pienso en internarme. A veces me siento tan bien que me tengo que recordar que no pertenezco al mundo de los sanos, esos a quienes supuestamente ya sea o no les pasa nada ya sea lo que se les pasa es reversible. Entonces una señal, imperceptible, me recuerda que sigue ahí, que no somos una sin la otra, que vivimos juntas. Cambié de gastroenterólogo. Por el momento me atiendo con un joven crack de esos que quieren hacer carrera, y le vengo como anillo al dedo como caso de estudio. Es mutuo. El también me viene como anillo al dedo, su juventud. Yo le voy a enseñar a ser persona con sus pacientes y él va a ver si puedo vivir (o reducir) lo que me tengo que inyectar así me infecto y enfermo menos. Recordemos que portar un sistema inmunologico levemante modulado o deprimido es como cuando el sistema judicial en lo penal dice lesiones leves y vos estás viendo una mujer con la cara toda rota por los golpes que le propinó un conocido o desconocido, un hombre. Pero la posibilidad está. Vivir con menos medicación. Aun no descubrí si para abaratar costos o para mejorarme a mí la calidad de vida.
Como sea, Bimba Bossé se va de la fiesta a fines de enero de 2017 con solo un año más que yo. Una de las mujeres más privilegiadas sobre la faz del planeta. La plasticidad andrógina de su material genético solo equiparable a su existencia de ensueño. Lo tuvo todo, podríamos decir, sin temor a equivocarnos: fama, dinero, éxito, belleza; el mejor cuerpo, una voz de sirena, una actitud ante la vida maravillosas, una familia con la que en apariencia no discutió y que estuvo ahí hasta el final, tuvo amor, y quien la quiera, enferma y todo. El cáncer no se llevó su belleza, ni su alegría. Fue DJ, cantó, tocó, modeló y dusfrutó de sus hijas hasta el último momento. Aun podemos ver un video de una de sus hijas, la que hereda su voz, con una versión increíble, llena de saudade de Master Blaste de Stivie Wonder, el disco que catapultó a la fama a un ciego y afrodescendiente.
Pero esa vida de encanto también un día tuvo cáncer. La gran enfermedad, el gran miedo, solo de ratos destronada por esa quimera llamada HIV. Bimba, pese a sus lógicos intentos nunca sanó, nunca se curó. Se fue con el cáncer hacia la muerte y aunque bien se sabe que se esforzó, ay ese conatus, por continuar con vida hasta último momento, cosa que creo de algún modo consiguió. Pero, la enfermedad la mata este mes. La palabra es morir, muerte, matar. Eso nos hacen. Eso hace la vida. No nos vamos, no dormimos, no estamos más. Nos morimos. Bimba nos recuerda eso, hoy.
Usualmente, no tendría pena de que una modelo de pasarela, de una familia de toreros, ricos y famosos del jet set italo-ibéricos si no fuera porque Bimba, la inclasificablemente y exquisita, la culta, la infinita, la que lo podía todo, incluso ser preciosa como cualquier sexo, Bimba no solo no ocultó su cáncer, al cual usualmente se refirió en términos inteligentemente poco épicos, como algo que iba para largo y con lo que tenía que lidiar y con lo que había que transitar mientras continuaba con su vida a la cual sentía de manera espléndida sino también lució, expuso, fotografió, impactó y sacó del ostracismo su calva y sus tajos (sufrió una mastectomía), su cáncer.
Lo que en mi vida comenzó como un tajo pequeño tipo apendicitis que sería tapado por la tirita de la bikini (dijo el cirujano) terminó en una cruz deforme desde arriba del ombligo hasta la ingle. Las fotos de cantidad de performances y manifestaciones me recuerdan cada día cómo era mi abdomen esculpido a base de abdominales con peso, toda la banalidad y la superficialidad de mi feminidad hegemonía perdida para siempre. Cada vez que una de esas beldades de red social romantiza las cicatrices yo pienso en mi abdomen, y en todas las intervenciones que sé que más adelante me esperan, aunque en este momento Crohn haya remitido, dicen, lo suficiente como para arriesgar una vida no droga-dependiente. Intento no temerle a las cicatrices, pensar en Bimba. Pero las mías no quedan como las de ella. Pero aún estoy viva.
Crohn.
No soy yo quien trata de escapar de mi cuerpo.
Es mi cuerpo que trata de escapar de aquí y llevarme consigo.
En otra época, en otro tiempo, esto que porto no sería ni una enfermedad ni una condición.
No pertenecemos acá, me dice cada día.
Un médico me confirma que él prefiere permanecer entre los sanos. Con su ojo patologizante, en realidad, no ve que ya está enfermo, de razón, de ignorancia, de medicina y de vida, y que no importa qué, él también morirá, como yo y como Bimba. Para colmo de males, carece de la gran salud, esa que adviene cuando logramos hacer de la enfermedad la potencia de proliferar en todo lo existente. Toda condición, por dura que sea, tiene una potencia a invocar, lo afirmaré hasta a quienes creen que no tienen potencias, porque quien conecta con la gran salud puede sentir suavidades o rispideces para las cuales el sapiens sapiens promedio está impedido y obturado. Armarno en la lucha no contra la enfermedad sino por la construcción de esa potencia que la hegemonía del discurso sobre lo que la salud (o la enfermedad) debe ser nos expropia cada día.
Pensás a diario en todas las cosas que deseás hacer y no podés; en todos los consejos que te dan y no pediste. Le echás la culpa a Crohn de lo que bien tal vez jamás de todos modos hubiera ocurrido. Cualquiera que haya hecho de su silla de ruedas algo más que su tumba, lo sabe, cualquiera que haya querido algo más para su vida que ser la más linda del cartel de su triste triunfo está de acuerdo: la anomalía es acontencial y el acontecimiento no puede sino producir fisuras en esta calma chica.
Algunos cuerpos no resistimos a esto que llaman mundo del capital, cpaitalismo tardío, heterocapitalismo, Imperio, régimen farmacopornográfico, etc. La única manera de mantenernos con vida, es decir, que no seamos pura y mera perdida, es a través de la estracción de algo de lo que no logramos producir. Pero somos demasiado onerosas, o demasiado ineptas, demasiado inadecuadas. Las políticas de selección genética prenatal en un aborto con causales por gravísimas malformaciones del feto so pretexto de la autonomía feminista de las mujeres que libremente escogen cual sujetos decimonónicos permitiría por la senda del bien deshacerse de todas aquellas que no servimos ni para ejército de reserva. Somos ancla, peso muerto, que no deja que el progreso avance, y al mismo tiempo facilita que la ciencia avance junto al progreso en su investigación
Dilema.
Ser distinta es un defecto genético para el interés dominante. Es la madre que te parió la responsable de evitarlo mediante el aborto responsable y selectivo por parte de mujeres ya sea cocientes ya sea incapaces de criar un hijo improductivo que elige lo mejor para todo el mundo, lo mejor para este mundo. Sexo responsable y aborto responsable. Madre responsable de la enfermedad.
En un mundo donde el se beca a quien crea una aplicación para anticipar un brote psicótico en 5 pasos que dependen de la cohesión y la coherencia de tus dichos (no, no es joda), no es ocioso pensar la eugenesia como control social y exterminio de los problemas, todos sociales, por cierto, desde el crimen hasta las autoinmunes que pasan a ser de naturaleza biológica y reparable mediante la medicina. Ya no somos siquiera viejas y queridas malas adaptaciones al medio. Como lo fue la esterilización forzada de poblaciones racializadas para evitar los desperfectos de aquellas fuerzas que no se podían productivamente canalizar. Los métodos genetistas actuales son sutiles, consiguen mediante la propaganda de la autodeterminacion de los derechos de mujeres emancipadas y la del impedimento del sufrimiento de personas discas y sus familias que los úteros gestantes con responsabilidad se sometan de forma voluntaria a los fines demográficos. Que solo se deseen sanos es la muestra de que seguimos siendo enfermos y que las gestantes sean las culpables de cualquier desvío a la norma, cualquier anomalía porque la enfermedad es un problema individual y personal del cual solo vos te tenés que hacer cargo mediante el aborto de lo defectuoso, no así de los conceptos que construyen “lo defectuoso” y desean luego desecharlo. Así, la autodeterminación es la legitimación de procesos individuales de asimilación y no el combate contra la integración-sumición.
Pero mi vida solo se hace digna de ser vivida desde este ángulo de orgullo mutante. No soy la responsable de mi sanación sino la culpable de mi sufrimiento, sin paz ni sosiego. No soy ni la primera ni la última ni la única. Simplemente como tantas otras como yo no encajo en el mundo que se me presenta y mi cuerpo, es decir, yo, no se hace la boluda, no finge, se va a la huelga, se niega a participar más que de manera perturbadora e inquietante. Parrafraseando a Lopez Petit, si estoy enferma es porque quiero, porque me niego a curarme, porque quiero estar así: anómala, disfuncional, culo para arriba, en contra, problemática, febril, excesiva, intensa, demente, vital, con sangre ancestral pre sapiens galopando por mesetas de mega fauna, fugando del imaginario capitalista moderno de la igualdad que aplaca, auto-cobaya aunque haya tanta soledad que las palabras se suicidan como células efervescentes de un sistema apotótico que lo aniquila todo tras de si en su ansia de vivir. Me niego a ser páncreas e hígados resistentes, experimento genético, mejor obrera, perfecta mamá, que no contagie su deformidad al vástago que jamás pariré, policía que consigan ir por su propio pie con la herida de bala a cuestas y sobreviva para seguir patrullando el bien. Hacer vivir y dejar morir intersecta en función de las posibilidades de acceso a diagnosticar, dar tratamiento e inclusive sostener un cuidado habitable tanto para quien lo da como para quien lo recibe.
No lucho contra Crohn del mismos modo que una pantera negra no lucha contra ser afrodescendiente. ¿Mejoraría la vida de alguien si pudiera ser blanca? Realizar una “tratamiento” de “belleza” vendido como corrección y mejoramiento médico para erradicar aquello que será incrustado como handicap por un régimen de opresión y así perder de vista el proceso de racialización producido por la opresión. ¿O viceversa? Alguna vez una de estas feministas blancas queer con empleada doméstica para la cual me tocó ser esclava escribe-sus-libro-por-módica-suma dijo “pero si son negros” para referirse a que ella así los ve. No es una enfermedad lo que tengo. Convivo con un proceso y una operación de diagnóstico que me construye, o al menos lo intenta, como enferma, minusválida; y que cuando no lo hace, me supone salva y posibilitada de hacer lo cualquier otra persona, igual; convivo con una manera de funcionar de mi organismo bajo este sistema que muchas veces es doloroso, destructivo, incapacitante, arduo, atemorizante.

Lamento muchísimo la muerte de Bimba porque su excelsa belleza andrógina hizo con sus cicatrices más habitables las mías. Bimba te vamos a extrañar. Bimba trabajamos para que no haya que luchar, ni qué perder ni qué ganar. Luchamos para que todas las cicatrices sean bellas, y para que el corto tiempo de la vida sea suficiente para vivir bien, como por fortuna, y lo celebro, fue el tuyo, rodeado de todo porque te lo merecías como nos lo merecemos todas (o casi). Y como el victimismo es el disfraz de la impotencia he decidido no colocármelo hoy que no es lo mismo que creerme ser algo más que una simple mortal es decir una divinidad en esta tierra, que no me pertenece, pero la cual, no obstante, reclamo por lo que dure la fiesta. Y ya sabemos que una vela que arde por ambos lados, da una luz muy hermosa, pero no dura toda la noche. Mutantes y orgullosas.

viernes, 10 de febrero de 2017

Marzo feminismos de armas tomar por una vida no microfascista: putas, brujas y malas víctimas


Durante 4 encuentros nos dedicaremos a estudiar y revisar grupos de feminismos de armas tomar para recordar que no siempre el feminismo tuvo este tufo conciliador que no se le quita y le pide al Estado protección.
Feminismo para aquellas que ya no se aguantan este feminismo amigable, estatista, punitivista, represivo, moralista y respetuoso.
Principiantes, avanzadas y hartas.
Sábados (12,19, 26, y 1 de abril) 12:30


Este grupo tiene versión ONLINE a partir de ABRIL (informes e inscripción winona.free@gmail.com)


Mala víctima, brujas y putas por una vida no microfascista

de Leo Silvestri (Haciendo amigxs con Leonor Silvestri)
zona Congres


En un mundo donde hasta se ve deseable policía trans y polo gay, donde el asimilacionismo ha gestado las más grandes traiciones y desilusiones es menester volver a las fuentes de cuándo se luchaba por un mundo donde no fuéramos carceleras voluntarias de las demás. Por eso este grupo de estudio sobre distintos grupos de acción directa feministas, queer, LGTB y distintas posturas anti carcelarias, anti microfascitas, anti poderes represivos.

::::::INFORMES E INSCRIPCION :::::::
winona.free@gmail.com
(enviar email)

EL HORARIO ES PUNTUAL
EL GRUPO REDUCIDO
Inscripción con seña
Promociones ex-estudiantes
Promociones si tomás más de 1 grupo
Beca para quien sepa filmar y editar en video y subir a internet
Beca para quien sepa grabar y transcribir y armar zines
(para ambas becas hay que tener conocimiento y realizar la labor en 6 días para cada clase sin excepción.)
Las promociones no son acumulativas


:::::::Fechas y horarios:::::
(4 encuentros Marzo)

Sábados (12,19, 26, y 1 de abril) 12:30

Vacantes limitadas
winona.free@gmail.com

Bibliografía:

Rote Zora. Grupo de lucha armada de lesbianas y mujeres 1977 -1996 Alemania
http://issuu.com/ludditassexxxuales/docs/rote_zora_y_celulas_revolucionarias

Jane. Documento del servicio clandestino de aborto de chicago
http://issuu.com/ludditassexxxuales/docs/jane_-_documentos_del_servicio_clan

Manifiesto Scum. Valerie Solanas
http://www.iztacala.unam.mx/errancia/v1/PDFS_1/POLIETICAS6_SCUMMANIFESTO.pdf


Cuando la militancia elige tomar las armas: Las mujeres de Action Directe y los medios de comunicación. Fanny Bugnon
https://distribuidorapeligrosidadsocial.files.wordpress.com/2011/11/cuando-la-militancia-elige-tomar-las-armas.pdf

Guerra al patriarcado, guerra a la tecnología asesina. Recopilatorio de declaraciones, ensayos y comunicados del grupo acción directa y la brigada de mujeres incendiarias
https://distribuidorapeligrosidadsocial.files.wordpress.com/2011/11/guerra-al-patriarcado-guerra-a-la-tecnologc3ada-asesina1.pdf

Espacios Peligrosos: resistencia violenta, autodefensa y lucha insurreccionalista en contra del género
https://docs.google.com/file/d/0B77zcuh1UjuINWMwck5idUZmRHc/edit
ó
https://agresionesyrespuestas.noblogs.org/files/2014/03/Espacios-peligrosos.pdf

Reinonas, putas y chaperas. La organización de la supervivencia y la revuelta de las trabajadoras sexuales de género variante en EEUU. 1950-1970
https://distribuidorapeligrosidadsocial.files.wordpress.com/2011/11/reinonas-putas-y-chaperas.pdf

Sus leyes nunca nos harán más segurxs por Dean Spade
http://www.deanspade.net/wp-content/uploads/2010/07/Sus-leyes-nunca-nos-harán-más-segur_s-Dean-Spade.pdf

La apuesta por una teoría de la abolición del sistema penal de Louk Hulsman & Jacqueline Bernant de Celis
https://issuu.com/ludditassexxxuales/docs/la-apuesta-por-una-teor__a-de-la-ab


Fuego Queer: LA BRIGADA GEORGE JACKSON HOMBRES CONTRA EL SEXISMO Y LUCHA GAY CONTRA LA PRISIÓN
https://lafugacoordinadora.wordpress.com/2016/12/05/pdf-fanzine-fuego-queer-la-brigada-george-jackson-hombres-contra-el-sexismo-y-lucha-gay-contra-la-prision/

STAR Supervivencia, revuelta y lucha queer antagonista
https://distribuidorapeligrosidadsocial.files.wordpress.com/2011/11/star.pdf

Todos los materiales se encuentran en la sección de archivos de este grupo al cual te recomendamos unirte
https://www.facebook.com/groups/314138195345532/




Acerca de la facilitadora

Leonor Silvestri, cinturón negro de kick boxing/full contacto Wacko, escritora y traductora especializada en poesía clásica, profesora autodidacta de filosofía, practicante de Muay Thai y Bjj y discapacitada legal, sobreviviente a la censura del feminismo de la corrección política y a la judicialización LGTBQI asimilacionista. Su recorrido vital y político puede leerse como una búsqueda de la consistencia consigo misma. En este trayecto ha construido una obra que incluye performances, manifiestos, fanzines, ensayos filosóficos, activismo, hondos desencuentros, programas de radio y videos, bandas de punk-rock, prácticas BDSM, exhibicionismo y rumores: una obra en la que ella misma, como cuerpo, es la materia prima y el producto siempre in progress. Algunos de sus libros son la tetratología La guerra en curso (Nos es nada, Paris, 2016), Guerra Fría (Germinal Costa Rica 2014), El Don de Creer (Curcuma. 2010; Germinal, Costa Rica; Santa Muerte Cartonera México, 2009); el curso. mitología grecolatina (libro-objeto CD-rom. Voy a salir y si me hiere un rayo. 2006); y Nugae, Teoría de la traducción (Simurg. 2003); Irlandesas, 14 poetas contemporáneas (de Bajo la Luna 2011); y del ensayo Catulo, Poemas. Una introducción crítica (Santiago Arcos. 2005). Con Ludditas Sexxxuales publicaron en esta editorial Ética Amatoria del deseo libertario y las afectaciones libres y alegres (2012) y con Manada de Lobxs, Foucault para encapuchadas (2014). Junto a Mai Staunsager, filmó el documental homónimo, "Games of Crohn" y Trabajo Sexual en Primera persona, serie de videos que donde hablan las protagonistas del trabajo sexual elegido para Ammar CTA. Con Candelaria Guitierrez filmó nadie sabe lo que el cuerpo puede y con Sole Rubin El pan de cada día corto posporno. Actualmente dirige la editorial Queen Ludd Editora junto a otras compañeras como Zara BenaventosVanesa CucciaKarime Afife Kandalaft y realiza los videos Mutantes y Orgullosas con Mai Staunsagerr y Cortá Acá: Mala Víctima de próxima aparición con Apo Apontinopla